Lilyane Marguier

Originaire de Franche-Comté, Lilyane Marguier a étudié aux Arts Décoratifs de Strasbourg avec Camille Hirtz, puis aux Beaux-Arts de Besançon et de Bourges. Elle a enseigné les arts plastiques de 1993 à 2001.

La matière fragmentée laisse jaillir la lumière

Le travail de Lilyane Marguier joue avec la matière, la fragmente par la technique du collage qui, telle l’écriture automatique, assemble et désassemble la forme pour laisser jaillir la lumière. Un travail métaphorique autour des dualités matière/lumière et symbole/espace, traite essentiellement des thèmes humains de l’être, du passage et de l’éphémère.

« Le caractère éphèmère de ce que vous chérissez le plus peut vous inciter à rechercher quelque chose que l’on ne peut vous prendre »

Lama Tarthang Tulkou

Méditation 2

Acrylique sur toile
65 x 64 cm


Fragilité et reconstruction, une constante transformation

Figure du mur lézardé par l’émotion, symbole de notre apparente solidité qui se révèle fragile, illusoire et transitoire ; mur qui devient vitrail dans le travail des textures et des couleurs, et nous renvoie encore à notre constante transformation. Ainsi déconstruit et reconstruit progressivement, le mur-matière, colmaté néanmoins par la lumière dont il semble être issu, s’accroche aux mots écrits qui tissent le lien de notre appartenance terre/ciel, matière/esprit, et sont à la fois la clef et l’énigme de cette œuvre.

 

Ecritures

Ecrits également, les textes et thèmes récurrents empruntés à la sémantique bouddhiste, de l’impermanence et de l’interdépendance par exemple, qui guident le travail de Lilyane Marguier et lui donnent la sincérité et toute la lumière qu’elle voudrait partager.

 

Appropriation du réel : les stèles

Supports griffés et gravés, tels sont enfin ces arbres dont l’artiste extrait les empreintes, Lilyane Marguier rend présents ces témoignages d’amour en les fixant dans les confins de la chose faite, la toile, donnant aux touffes d’herbe, outils éphémères et fragiles, l’illusion d’un pouvoir temporaire, et érigeant en stèles ces parcelles de mémoire.