Fragilité et reconstruction, une constante transformation
Figure du mur lézardé par l’émotion, symbole de notre apparente solidité qui se révèle fragile, illusoire et transitoire ; mur qui devient vitrail dans le travail des textures et des couleurs, et nous renvoie encore à notre constante transformation. Ainsi déconstruit et reconstruit progressivement, le mur-matière, colmaté néanmoins par la lumière dont il semble être issu, s’accroche aux mots écrits qui tissent le lien de notre appartenance terre/ciel, matière/esprit, et sont à la fois la clef et l’énigme de cette œuvre.
Ecritures
Ecrits également, les textes et thèmes récurrents empruntés à la sémantique bouddhiste, de l’impermanence et de l’interdépendance par exemple, qui guident le travail de Lilyane Marguier et lui donnent la sincérité et toute la lumière qu’elle voudrait partager.
Appropriation du réel : les stèles
Supports griffés et gravés, tels sont enfin ces arbres dont l’artiste extrait les empreintes, Lilyane Marguier rend présents ces témoignages d’amour en les fixant dans les confins de la chose faite, la toile, donnant aux touffes d’herbe, outils éphémères et fragiles, l’illusion d’un pouvoir temporaire, et érigeant en stèles ces parcelles de mémoire.
